Bidasoko Deportatuak | Erakusketa Ibiltaria
Si l' on parle de déportation au sein du collectif, les camps de concentration et de défrichement en Allemagne ou en Pologne nous arrivent immédiatement. En revanche, les personnes mobilisées dans ces zones ont eu une origine très variée. Le franquisme, le Nazisme et le fascisme ont utilisé la déportation pour rejeter et éliminer les dits "indeseables". Nous pouvons compter 90 déportés originaires du bassin versant de la Bidassoa et 30 d' entre eux ont été tués dans les champs.

Déportation

La déportation est l’action d’un pouvoir politique d’obliger une catégorie ou groupe de personnes à quitter son habitat, soit pour l’obliger à s’installer ailleurs, soit pour le retenir dans des camps. Pendant la deuxième guerre mondiale, les victimes des nazis furent déportées vers des camps de concentration et d’extermination.

Selon «Holocaust Memorial Museum of Washington», les nazis et leurs alliés ont dirigé plus de 42.500 camps, ghettos et autres sites de détention, persécution et travail forcé et transit en Europe entre 1933 et 1945. On compte entre 15 et 20 millions de personnes victimes des persécutions nazies et fascistes. Notre territoire de la vallée de la Bidassoa ne fût pas épargné, en effet des habitants d’Hendaye, Irun, Fontarrabie, Baztan et Bortziri furent aussi acheminées vers les camps. 90 personnes furent déportées dont 30 revinrent jamais.

Camps

Les camps de concentration étaient situés en dehors des villes.Les prisonniers étaient déporté(es) pour des raisons, politiques, ethniques ou religieuses et souvent réduits à l’esclavage.

Les camps d’extermination nazis étaient des centres de mise à mort à grande échelle. Pendant la 2éme guerre mondiale les nazis en construisirent plus 15.000.

Heinrich Himmler

Heinrich Himmler fut le maître absolu de la SS, chef de toutes les polices allemandes dont la Gestapo et ministre de l’intérieur de l’IIIème Reich. C’était l’homme le plus puissant de l’Allemagne nazie après Hitler. Il fut le principal responsable de la conception et de l’exécution de la Solution Finale qui conduit à l’extermination systématique de millions de personnes: Les communautés juives des pays occupés, prisonniers de guerre, opposants politiques, la communauté gitane, les homosexuels... Il prépara le rencontre d’Hendaye entre Hitler et Franco en octobre 1940. Pendant la prépara- tion de la rencontre il est reçu à Irun et Donostia. A partir de cette visite, l’influence de la Gestapo au camp de concen- tration de Miranda de Ebro est de plus en plus importante.

Chambre à gaz et crématoires

Les chambres à gaz étaient généralement un dispositif destiné à donner la mort, consistant en une pièce hermétiquement close dans laquelle un gaz toxique ou asphyxiant est introduit.

Les fours crématoires étaient des fours utilisés dans les camps de concentration afin de brûler les cadavres.

Chambre à gaz

Couloir d'accès

Salle pour se dévêtir

Salle pour les médecins

Salle pour les exécutions par tir

Salle pour les tireurs

Morgue

Four crématoires

Zone Bidassoa et environs

01. Gurs

Le camp de Gurs est un camp d’internement construit en France à Gurs près d’Oloron-Sainte-Marie dans Pyrénées-Atlantiques par le gouvernement d’Édouard Daladier entre le 15 mars et le 25 avril 1939 pour interner les personnes fuyant l’Espagne (Républicains espagnols, gudaris Basques, combattants des Brigades internationales) après la prise de pouvoir du général Franco. A partir de mai 1940, 50 convois de familles juifs y furent déportées. 52 Nations – plus de 60000 Internés. Des républicains espagnols y furent internés jusqu’en 1946 date de sa fermeture.

02. Polo Beyris (Bayonne)

Au début de l’année 1939, le préfet réquisitionne les installations du Polo de Beyris (ancien terrain de Polo). Des dizaines de familles de républicains sont alors entassées dans les écuries et les vestiaires du club de polo. Le 30 septembre 1939, 247 femmes et enfants de combattants républicains sont renvoyés de force en Espagne. Les hommes valides sont transférés dans divers camps d’internement et regroupés en compagnies de travailleurs étrangers destinées à soutenir l’effort de guerre. Le Camp du Polo de Beyris a eu quatre vies: centre d’hébergement des républicains espagnols; Frontstalag 222 (camp de prisonniers coloniaux français); camp de l’Èpuration pour «collaborateurs» et dépôt de prisonniers de guerre allemands. Période d’activité: 1939–1947. Capacité: 10.000.

Gurs

03. Irandatz (Hendaia)

Qui se souvient à Hendaye qu’il y eut entre 1940 et 1944 un camp d’internement à Irandatz situé en bordure de la route de Béhobie et dont on accédait par la rue Santiago. Il était constitué par une vingtaine de baraques en bois. Le camp d’Irandatz avait été construit par les allemands pour y loger la Division Bleue espagnole. Ensuite il servit de camp pour de nombreux soldats coloniaux (sénégalais, algériens, marocains…) qui furent utilisés comme main d’œuvre au profit des allemands. Après la libération il ne reçoit que des réfugiés espagnols ayant traversé la frontière clandestinement.

04. Irun

Le Camp de concentration d’Irun. Son nom était «Filatures ferroviaires». C’était une usine. Ce camp dépendait de l’ICC (Institut des camps de concentration), il se trouvait à l’emplacement actuel de la morgue d’Irun. Il cessa de fonctionner en 1942. Il y eut d’autres camp à Irun parmi lesquels: Les chocolats Elgorriaga, la tuilerie Landetxa, Porcelaines Bidasoa, Stadium Gal, la Carioca et les Vins Arocena (Behobia) et le pavillon ferroviaire «Pequeña velocidad». Il y a eu certainement d’autres camps.

"Pequeña Velocidad" Irun

05. Miranda de Ebro

Le camp de Miranda de Ebro crée en 1937 et maintenu en service jusqu’en 1947 accueillit, en tout, près de 65 000 prisonniers républicains, gudaris, internationalistes polonais, belges, tchéques, réfractaires du STO… L’hendayais Georges Justin Maiz est mort dans ce camp. Pablo Jauregui et Emeterio Oyanguren y furent prisonniers de même que les irunais Manuel Behobide Mancisidor et Manuel Danjou Alcallaga ainsi que le beratar Jose Larraénaga Otegi. L’influence de la Gestapo au camp de Miranda fut très importante, surtout après la visite d’Himmler en 1940. Le camp fut même dirigé pendant un certain temps par un dignitaire nazi, Paul Winzer, sur ordre d’Himmler en 1936, fut envoyé à l’ambassade d’Allemagne à Madrid pour enquêter sur les communistes, les anarchistes et les opposants allemands au nazisme.

Camps de concentration en Europe

06. Auschwitz

Auschwitz , crée en avril 1940, fermé le 27 janvier 1945. Symbole des meurtres de masse. Les déportés étaient service de l’industrie allemande. Les hendayais Emile Delvaille, son épouse Léa, Gustave Faingold et Léon Lévy y furent assassinés.

07. Buchenwald

De 1937 à 1945 250 000 personnes y furent déportées et 56000 y perdirent la vie. Les prisonniers furent massivement utilisés pour le travail obligatoire au profit de la machine de guerre nazie. Les missiles V1 et V2 y furent fabriqués. BMW, Ford, Krupp, Bayer Wolkswagen profitèrent de cette main d’oeuvre esclavagée. Jorge Semprun, Stéphane Hessel y furent déportés. 

Prisonniers de la Bidasoa

Les hendayais Dominique Peyresaubes, Albert Laffite, Mariano Busto Oca, Laurent Lecuona y décédèrent. Juan Hazen, Jean Michelena, Dominique Azcue, Guillermo Alzuri, Jean Luis Laclau, Jean Gabriel Hondet, Eugene Garayo, George Haramboure, Martin Mir y Henri Humbert; les irunais Antonio Berbel, Jose Alzuri, Luis Dupain, Santiago Huerta, Manuel Michelena, Martin Michelena et Vicente Retegui. Finalement: Eugenio Alzuri, Antonio Clemente, Jose Rubio (Bera).

08. Ravensbruck

Ravensbrück était le plus grand camp de concentration réservé aux femmes. En 1944 une zone fut réservée aux hommes. Julie Carricaburu, Simone Chrisostome et Jacques Hirigoyen y furent déportés ainsi que la beratarra Frantxia Halzuet. Elle travailla à l’usine d’aviation du camp, Neubrandenburg et y décéda.

09. Sachsenhausen

Sachsenhausen, ouvert été 1936. On y déporta plus de 200.000 détenus. Au début, des Tsiganes, homosexuels, juifs et antisociaux. Ensuite de nombreux prisonniers de guerre et réfractaires au STO. Les dépendances du camp étaient situées près des usines d’armes et entreprises telles qu’AEG, Siemens et Heinkel qui utilisèrent la main d’œuvre des camps sans scrupules. Les hendayais Dominique Azcue, Louis Bergeret, Edouard Garcia-Serrano et Noël Lassague y décédèrent.

Prisonniers de la Bidasoa

Les autres Hendayais furent Dominique Azcue, Julien Carricaburu, Michel Arruabarrena, Jean Arruabarrena, Bruno Ballorca, Felix Dithurbide, Angel Louis Garayo, Igna-CE Gastesi, François Pastor, Réné Peyrelongue, Louis Rivières, Jean Gérard Lafon, Jacques Iri- Goyen, Eleódore Nieto et Jean Louis Daguerre. Pedro Garcia et Félix Martinez étaient dans le camp satellite de Gross Rosen. Le Hondarribia Francisco Aguilar et le Cavalier Martin Lizarraga y séjournèrent.

10. Dachau

Dachau fonctionna de 1933 à 1945. Il fut le premier camp d’internement pour prisonniers politiques. 200000 prisonniers y furent déportés, parmi lesquels 11 hendayais dont 7 périrent: Jérôme Faget, Joseph Artola, Jean Darbonet, Paul Simin, Jean Donnez, Léon Lannepouquet, Dominique Testevin. Le pére Fily, Julien Carricaburu, Robert Courrèges, Jean Gabriel Hobdet survécurent.

11. Mauthausen

Maunthausen, construit en 1939 et libéré le 5 mai 1945 par l’armée américaine. 180 000 déportés y périrent. Parmi eux, les irunais Jose Casal, Enrique Garcia, Francisco Rodriguez et Francisco Martínez. Les irunais Jose Maria Aguirre, Elias Aguilar et Segundo Aranguren; les hendayais Candido Valencia et Jean Gabriel Hondet; Alejandro Elizalde d’Elizondo et Jose Rubio de Bera étaient dans ce camp. Connu comme le camp des Espagnols, la plupart des déportés espagnols y moururent. Au total 5519 personnes victimes du Typhus, la tuberculose, coups, torture, hypothermies, famine, travail dans le camp.

12. Neuengamme

Neuengamme, ouvert en décembre 1938 et libéré le 29 avril 1945. 106 000 déportées et 56 000 tués (52%). Des expériences scientifiques sont menées sur des cobayes humains. Parmi eux, feu Victor Garcia-Serrano (Bera), Tomas Zubizarreta, Carlos Lecuona, Jose Martiarena, d’Irun et Clemente Sagarzazu de Hondarribia. Felipe Sansiñena. Les prisonniers de Neuengamme ont travaillé comme main-d’œuvre bon marché dans la fabrication de briques, dans la canalisation de l’Elbe et ont été utilisés pour des expériences scientifiques pour obtenir des médicaments contre le typhus et la tuberculose.

13. Vernet d´Ariegé

Crée en 1939 à initialement pour interner les républicains espagnols. Deviendra un camp de réfugiés étrangers, d’intellectuels antifascistes et des membres des Brigades internationales rejoignent le Vernet de Ariège. Au total, 40000 personnes de 58 nationalités différentes ont été emprisonnées. En juin 1944, les derniers internés sont évacués et déportés à Dachau. L’irunais Ramon Zuazo del Puerto réussit à s’évader du “train fantôme”.

Naziekin kolaboratu zuten enpresak

La machine de destruction nazie n’aurait jamais pu fonctionner sans les complaisances et l’aide de partenaires industriels. Ainsi, en Allemagne et dans les pays conquis, certaines entreprises ont adhéré au régime hitlérien, soit par idéologie, soit par intérêt économique, soit les deux.

Bidasotarrak

90 personnes du bassin de la Bidasoa furent déportées dans les camps nazis. La plupart d’entre eux restèrent prisonniers dans les camps jusqu’à la libération des alliés. 55 d’entre eux étaient hendayais, 21 d’Irun, 5 de Bera, 2 de Etxalar, 3 d’Hondarribia et 4 de Baztan. 30 d’entre eux ne revirent jamais.

Baztan
Astiasuain Zarra Ignacio Dachau
Elizalde Iribarren Alejandro Mauthausen
Lazcano* Cía Pascual Dachau / Flossenbürg
Lizarraga Echepare Martin Sachsenhausen
Bera
Alli Ferrero Eugenio Buchenwald
Clemente - Antonio Buchenwald / Flossenbürg
Garcia Serrano Retegui Victo Neuengamme
Halzuet (Usandizaga)* Alzate Francisca (Frantxia) Ravensbrück / Neubrandenbur
Rubio Delgado Jose Mauthausen / Dachau / Buchenwald
Etxalar
Anglade - Luis Flossenbürg
Sansiñena* Iribarren Felipe Neuengamme / Hannover - Stöcken / Stutthof
Hendaia
Alzuri Larrechea Guillermo Buchenwald
Arruabarrena - Michel Sachsenhausen
Artola* - Joseph Dachau (Allach)
Azcue - Dominique Buchenwald / Sachsenhausen
Ballorca - Bruno Sachsenhausen
Bergeret* - Louis, Bertrand Sachsenhausen
Bretaud* - Maurice Buchenwald - Dora
Busto* Oca Mariano Buchenwald
Carricaburu - Julien Dachau (Allach) / Sachsenhausen
Chrisostome - Simone Ravensbruck /Neubranderburg
Courrèges* - Robert Dachau /
Daguerre - Jean Louis Freiburg-im-Breisgau / Gross Rosen
Darbouet* - Jean Dachau / Hersbruck
Delvaille* - Émile Auschwitz
Delvaille* - Léa Auschwitz
Donnez* - Jean Dachau / Hersbruck
Echeveste - Jean Antoine Postdam
Faget* - Jérôme Dachau
Faingold* - Gustave Auschwitz
Feuillade* - Jean Edouard Forteresse de Siegburg
Fily - Joseph Dachau
Fontales - Antoine Mauthausen
Galtier* - André Köln / Buchenwald
Garayo* - Angel Louis Sachsenhausen
Garayo - Eugène Buchenwald
Garcia Serrano* - Edouard Sachsenhausen
Gastesi - Ignace/Paul Sachsenhausen
Haramboure - Georges Buchenwald
Hondet - Jean-Gabriel Mauthausen / Dachau / Buchenwald
Humbert - Henri Buchenwald - Dora
Irigoyen - Jacques Sachsenhausen / Ravensbruck
Laclau - Jean - Louis Buchenwald
Lafitte* - Albert Buchenwald
Lafitte - Robert Sachsenhausen
Lafon - Jean Gerard Sachsenhausen
Lannepouquet* - Léon Dachau
Lassague* - Noël Sachsenhausen
Lecuona* - Buchenwald
Levy Bultinet Léon Auschwitz
Maiz - Georges Justin Miranda de Ebro
Mansan - Pierre Lansberg-Lech
Masiques - Mariano Buchenwald
Mendoza Bello Francisco Mauthausen
Michelena - Jean Buchenwald
Mir - Martin Buchenwald-Dora
Nieto - Eléodore dit Elie Sachsenhausen
Pastor - François Sachsenhausen
Peyrelongue - René Sachsenhausen
Peyresaubes* - Dominique Neue Bremm / Buchenwald
Riviere - Louis Sachsenhausen
Simon* - Paul Dachau
Testavin* - Dominique Dachau / Hersbruck
Valencia - Candido Mauthausen
Hondarribia
Albistur Sagarzazu Eduardo Bergen-Belsen
Aguilar Mendizabal Francisco Sachsenhausen / Buchenwald
Sagarzazu Agirre Clemente Fallersleben - Laagberg / Wöbbelin
Irun
Aguilar Olmo Elias Mauthausen
Aguirre Salaberria Jose Maria Mauthausen
Alzuri Larrechea Jose Buchenwald
Aranguren Arrizabalaga Segundo Mauthausen
Berbel Hita Antonio Buchenwald
Casal* Añorga José Mauthausen / Gusen
Dupain Muguruza Luis Buchenwald
García De Diego Pedro Freiburg - IM - Breisgau
García* Pérez Enrique Mauthausen / Gusen
Hazen - Juan Buchenwald
Huerta Otaegi edo Echeverria Santiago Buchenwald
Lecuona Recarte Carlos Neuengamme
Martiarena - José Neuengamme
Martínez* Eizaguirre Francisco Mauthausen / Gusen
Martínez - Félix Freiburg - IM - Breisgau
Michelena - Manuel Buchenwald
Michelena - Martín Buchenwald
Retegui* Etcheverria Vicente Buchenwald / Flossenbürg
Rodríguez García Francisco Mauthausen / Gusen
Zuazo Del Puerto Ramón Camp de Vernet
Zubizarreta* Lazcano Tomas Neuengamme / Bremen - Farge

*Mort en camp de concentration

Certain cases

Frantxia Halzuet Alzate

Née le 28 août 1908 et décédée dans le camp de concentration de Neubrandenburg (Ravensbrûck) le 12 avril 1945. La ferme Bidegain Berri dans laquelle il vécut fût le dernier refuge du réseau “Comète” avant de passer la frontière. Le 15 janvier 1943, elle est arrêtée et internée à Ravensbrück où elle est morte. Le voyage en train depuis le fort de Romainville l’a fait avec l’Hendayaise Simone Chrisostome Vilalta. À leurs côtés se trouvait la Polonaise Esther Zilberberg (alias Estoucha) qui combattit sur le front d’Irun.

Ramon Zuazo del Puerto

Né le 8 avril 1917 à Irun. Déporté à Dachau au départ du Camp de Vernet en Ariège avec 398 autres prisonniers à bord du “train fantôme” Il réussit à s’évader.

Tomas Zubizarreta Lazcano

Né à Zumaia le 15 avril 1907, mort au camp de concentration de Bergen-Belsen le 10 février 1945. Militant du parti communiste d’Irun et partenaire d’Orosia Ordoki. Les deux furent condamnés à mort. Il quitta le Pays Basque en 1938 et intégra la résistance pendant la deuxième guerre mondiale. Arrêté en mai 1944 et déporté à Neuengamme ou il décéda.

Clemente Sagarzazu Agirre

Né le 16 janvier 1915 à Hondarribia. Il fut le gérant du «Bar du Fronton» qui fut le lieu de rendezvous des réfugiés et membres du réseau Comète pendant la guerre. Clemente fut aussi membre du réseau bordelais Loupiac à partir de février 1943. Ce réseau fonctionna jusqu’à avril 1944 pour aider les parachutages alliés et aider les soldats alliés à s’évader. Était en Compiègne, Neuengamme, Fallersleben y Wöbbelin. Ils voulurent l’incinérer vivant, mais un médecin substitua son corps avec un cadavre. Il fut libéré de Wöbbelin le 2 mai 1945.

Victor Garcia-Serrano Retegui

Né le 23 août 1916. Edouard Garcia Serrano fut le plus jeune déporté hendayais (14 ans). Transféré au camp de Gurs (Oloron). En 1944 fut déporté au camp de Neuengamme. Il travailla pour Volkswagen, Deutsche Bau AG, réduit à l’esclavage. Probablement mort à Ravensburg, informations non vérifiable.

Felipe Sansiñena Iribarren

Né le 12 décembre 1904 à Etxalar, mort le 28 février 1945 au camp de concentration de Neuengamme. Fut transféré dans la zone Accumulatoren-Fabrik où il travailla littéralement réduit en esclavage comme 1500 autres prisonniers.

Henry (Dominique) Peyresaubes

Né le 26 février 1897 à Hendaye. Agent SNCF, membre du réseau de renseignement militaire Belge MARC. Arrêté sur dénonciation le 6 mai 1943 et déporté à Buchenwald. Mort le 26 octobre 1943 à Buchenwald. Le grade de sous-lieutenant lui fut attribué pour son comportement dans la résistance.

Mariage Delvaille

Les époux Emile et Léa Delvaille, tenaient la boutique “Modern Tailor” à Hendaye. Le 17 mars 1943 ils furent arrêtés par la gestapo car ils ne portaient pas l’étoile jaune. Un policier hendayais assista à l’arrestation. Transférés au fort du Hâ de Bordeaux et au camp de Mérignac, ils furent déportés à Auschwitz le 25 novembre 1943, gazés et brûlés le 7 décembre 1943.

Jose Maria Aguirre Salaberria

Né à Markina en 1919, arriva à Irun a l’age de 3 ans. Avec 17 ans il rejoignit son père (Doroteo Aguirre Astigarraga) et le bataillon basque d’artillerie à Sant Feliu de Guixols, Catalogne. Après la guerre d’Espagne, travailla sur la ligne Maginot. Arrêté par les allemands, il fut prisonnier dans le secteur de Mauthausen pendant 4 ans et demi jusqu’à la libération du camp par les américains le 5 mai 1945. Véut à Palma de Majorque jusqu’à son décès le 6 septembre 2009.

Jose Rubio Delgado

Né le 28 avril 1917 à La Corogne. Carabinier, il fut destiné à Bera en 1935. Il combattit à Irun jusqu’à la chute de la ville. Il fut transféré au camp de Saint Cyprien et le 28 avril 1941 sur ordre de Vichy déporté à Mauthausen. Ensuite à Dachau et à Buchenwald. Libéré par les américains le 16 avril 1945. Décédé le 3 juillet 1992 à Gironella, Barcelone.

Comment s'est passée une journée à Mauthausen?

"Très dur. Nous nous sommes levés à 6 heures du matin et travaillions dans la carrière jusqu' à midi. On chargeait parfois des pierres sur le Danube en barques. Le matin, on déjeunait un peu de café dans les verres, c' était de l' eau sale plutôt que du café.
"À midi, on nous donnait une fricassée et nous travaillions jusqu' à la nuit. Alors ils passaient la liste. Cinq personnes qui distribuaient un peu de café et 300 grammes de pain. On se couchait à 10 heures. Nous dormions par terre et nous n' avions qu' une couverture pour deux personnes."

Dans le numéro 66 de la revue El VILATA, une partie de l' interview de Xavier Tornafoch sur José Rubio.

Segundo Aranguren Arrizabalaga

Né à Donostia le 2 mai 1908, il vécut rue Santiago à Irun. Pompier de profession. Déporté le 21 août 1940 à Mauthausen et libéré le 15 mai 1945.

Jérôme Faget

Il est né à Hendaye le 30 septembre 1883 et est mort à Dachau en 1945 après avoir été arrêté en 1944 pour avoir participé à la résistance. Membre de la CGT, il travaille dans la compagnie de chemin de fer dont il est licencié en 1920 et réintégré en 1936. Il a été secrétaire du Parti Socialiste, conseiller et adjoint au maire du conseil municipal de Hendaye dans plusieurs législatures et directeur de la Ligue des droits de l’homme.

Simone Chrisostome

Né à Hendaye le 10 décembre 1923. Elle était couturière de profession. Arrêtée le 2 avril 1943 et déportée au camp de Ravensbruck en fin août 1943. Elle fit le voyage avec Frantxia Halzuet. Elle est décédée le 1er janvier 2021.

Sources

  • BOE Núm. 190 Viernes 9 de agosto de 2019.
  • Etat des déportés par Gérard Lafon.

Collaborateurs